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Eranthis hyemalis

Publié le par Asterman

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Eranthis
hyemalis:

C'est une plante à racine tubéreuse, appartenant à la famille des Renonculacées. Elle n'est pas rare, on la trouve couramment dans le commerce. Les jardiniers les moins habiles parviennent à la cultiver.

En 1753, le grand botaniste Linné a nommé la plante Helleborus hyemalis, sans doute à cause de ses fruits en follicules. C'est en 1807 que R. A. Salisbury a créé le genre Eranthis (de er = printemps, en grec, et anthos = fleur).

Eranthis hyemalis, encore appelé ellébore d'hiver , fleurit dès février, aussitôt que le temps se radoucit. Les fleurs ne s'ouvrent complètement qu'au soleil. Cette floraison apporte de la couleur en une saison où le jardin semble triste.

La tige ne mesure qu'une dizaine de centimètres ; les feuilles vert pâle sont de contour général orbiculaire, mais elles sont aussi pennatiséquées, c'est-à-dire découpées en lanières rayonnantes. Les fleurs, solitaires, jaune vif, sont entourées d'un involucre évoquant l'aspect d'un calice. Les sépales prennent la forme et la couleur de pétales et continuent de s'accroître pendant la floraison. Les graines mûrissent rapidement ; ce sont les premières que l'on peut récolter au jardin, c'est-à-dire au mois de mai. A cette époque, la plante jaunit, puis il ne reste plus rien à la surface du sol.

Cette espèce, originaire des lieux humides et boisés, se rencontre dans le Jura, les Vosges, la Provence et l'Europe centrale. Sa culture est très facile. C'est une satisfaction, car les plantes trop difficiles finissent par nous lasser, surtout quand elles disparaissent en hiver parce qu'on a oublié de les protéger ! Pour notre Eranthis, il n'y a pas de souci à se faire : il parvient même à se naturaliser sous les arbustes à feuilles caduques. Une terre argileuse et même argilo-calcaire lui convient. En sol sableux, il peut souffrir de la sécheresse.

La multiplication est facile par division de souche, lors du repos végétatif, de juin à octobre, ou mieux juste après la floraison et le dessèchement des tiges, car il ne faut pas laisser sécher les rhizomes. On peut aussi laisser tomber les graines au sol, ou les semer en godets, aussitôt la récolte. La levée est abondante.

Il existe, pour les amateurs d'originalité, un clone à fleurs orangées. Ils peuvent aussi rechercher E. cilicicus, à tige plus basse, originaire de Syrie, Asie Mineure. Si vous avez des correspondants à l'étranger, tentez d'obtenir E. pinnatifida du Japon, à fleurs blanc pur ! Les horticulteurs proposent parfois E. X tubergenii, obtenu en croisant E. cilicicus avec E. hyemalis. Cet hybride obtenu à Haarlem en 1923 est stérile, mais possède des fleurs plus grandes et des feuilles plus découpées, parfois teintées de bronze. L'impossibilité de le multiplier de semis est cause de sa rareté.

Si vous appréciez la floraison hivernale d'Eranthis hyemalis, ainsi que son aptitude à pousser sous les arbustes, vous pouvez l'associer aux espèces qui possèdent la même précocité comme Hamamelis japonica et ses cultivars à fleurs orangées ou rouges. Viburnum fragrans, Lonicera fragrantissima ajouteront leur parfum.

 

 

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